Toi, mon soleil unique, mouillé et bleu. Tu baignes doucement mon âme dans tes sourires et tes baisers, telle une lame envahissante et débordante de tes belles lèvres envoûtantes, comme un flux et un reflux d'une marée impatiente, bleue d'azur, rituelle et merveilleuse comme un rêve, un mirage miraculeux ciselé sur le sable d'or. Un va et vient éternel que tu es. Tu vas, tu m'inquiètes ; tu viens, tu réjouis mon c½ur sur l'onde soyeuse de ta peau éblouissante et parfumée.
Tes yeux étincelants à la croisée de tes regards et de mes espoirs me portent vers un pays enchanté et inouï. Tes mains d'ivoire, lisses et minces, chefs-d'½uvre divins, poétiques et si mélodieuses au clair lunatique de mes jours et nuits, touche après touche, très douces au toucher, comme un prélude ou une nocturne en mi mineur de mes doigts et de mes lèvres, épris de pianoter sur elles.
Et tes deux bras nus de satin qui m'enchantent, en m'enlaçant telles deux ramées chaleureuses d'un laurier rose et qui me susurrent en duo une sonate d'amour sourde, en caressant ces épaules d'opale de toi.
Tes joues, comme deux pommes heureuses, fraîches et honteuses, couvertes de buée sur leurs rameaux rosés dans le verger des petits matins de ton visage enfiévré, sous les rayons d'or torrides de ton corps ensoleillé qui me réchauffe à leur gré avec délices.
À m'évanouir ou perdre la raison, je t'aime. Et j'hume l'odeur de la joie de vivre et de t'aimer à la folie et l'effluve de ta présence existante qui, pour toujours, m'est un présent céleste, le plus précieux du monde.
Tu es un ange descendu des cieux sur cette terre magique pour me submerger par tant d'extase, et faire de moi le plus heureux des hommes dans cet univers merveilleux.
Merci à R...